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    Claudia Zackariya-Dau, gérante de Serendi Spa

    Créée il y a cinq ans à Bruxelles, la petite société Serendip Spa s’est donné pour mission d’initier les Bruxellois et les autres ! – au meilleur du massage oriental. Sourire et chaleur du service au programme dans un environnement chic dans le quartier Louise. On appelle ça du Spa 5 étoiles.

    Massage, Spa, produits de soin, tout cela est disponible dans votre maison. Mais, au fond, quel est votre métier ?

    « Notre métier c'est vraiment le spa et les traitements. Notre expertise c'est les traitements asiatiques ancestraux. Quand nous recrutons des thérapeutes, nous demandons qu'ils aient été formés au minimum 3 à 5 ans, puis nous allons nous-mêmes leur apporter une formation complémentaire et revérifier tout cela après. A la base, ils viennent des pays d'où sont également originaires nos traitements : Thaïlande, Tibet, Népal, Bali, etc.

    Il est très important pour nous d’être en mesure de garantir au client l'authenticité du traitement qu’il nous demande. En fait nous sommes une sorte de point de rencontre entre l'Occident et l'Asie. Je vous donne un exemple: je suis à moitié sri-lankaise et, dans ce pays, un massage n'est considéré comme bon que si le patient est à la limite de crier sous la douleur.

    Mais évidemment, ce type de massage ne convient pas à tout le monde, on n'aurait aucun client ici, c'est pourquoi nous proposons une grande variété de massages tout en faisant en sorte de garder les bonnes techniques pour que l’expérience du client soit relaxante, qu’elle lui donne de l'énergie.

    Tous les gens qui viennent chez nous sont sous stress. Notre métier au fond consiste à leur donner une pause, leur transmettre une expérience qui leur permettra de retourner à leur vie quotidienne avec un esprit plus serein. Le service fait évidemment totalement partie de cette expérience. Quand vous arrivez stressé, vous devez être accueillis avec gentillesse, avec le sourire, sinon l'expérience sera un échec. »

    logo serendipVous parlez de traitement. Mais de quoi s'agit-il exactement? De massages?

    « Effectivement la base de notre travail, c'est le(s) massage(s). C'est une technique qui existe depuis des millénaires! On propose même un soin du visage qui est une sorte de lifting, pas du tout chirurgical bien sûr mais au contraire sur une technique spécifique de massage. On a aussi des massages conçus pour les femmes enceintes, de la réflexologie pour les pieds, des rituels pour les couples. Tout tourne autour du massage et même les produits que nous vendons. Des produits entièrement bio, c'est important de la signaler ».

    Quand vous est venue l'idée de créer cette petite entreprise ici à Bruxelles?

    « Ca fait 5 ans qu'on est à Bruxelles, qui est une ville très ouverte aux nouveautés. J'étais au départ venue avant tout pour créer ce spa mais, c'est vrai, nous avons aussi un centre de méditation, et de yoga et de visualisation. Quant à l’idée de départ, je la porte en moi depuis longtemps, des années en fait. Ma mère était prof de yoga et je m'y suis mise moi-même à 17 ans et je peux dire que le yoga m'a sauvé la vie, il m'a permis de me remettre après un grave accident à la tête. Et même de diminuer sensiblement la douleur seulement avec la respiration. Et je me suis dit « waow! Il y a quelque chose de vraiment puissant ici.

    J'ai commencé petit à petit à étudier le yoga, puis le shiatsu (*), je me suis également formée à l'herboristerie. Et puis, je viens d'une famille littéralement animée par l'esprit d'entreprise mais aussi le caritatif. Mon frère et moi nous avons créé une fondation au Sri Lanka il y a 12 ans pour aider les enfants à aller à l'école. Avec 5 euros par mois seulement, on peut aider un enfant à aller à l'école. Pour moi, Serendip Spa se trouve vraiment à la croisée de ces trois chemins : l'esprit d'entreprise, le côté caritatif (chaque fois que nous louons un matelas de yoga, au prix de 1 euro, nous envoyons cet argent au Sri Lanka) et ma passion d'aider le gens en leur apportant le réconfort de techniques millénaires ».

    Mais pourquoi Bruxelles ?

    « Je suis à moitié anglaise et sri-lankaise et, en fait, j'avais déjà habité à Bruxelles longtemps avant de créer cette entreprise. Et cette ville, je l'ai toujours gardée dans mon cœur, je me suis toujours sentie chez moi ici et quand j'ai décidé de créer Serendip Spa, le choix de Bruxelles a été assez évident, d'autant qu'il n'y avait pas vraiment une offre de services comparable à la nôtre. »

    Vous êtes donc revenue à Bruxelles il y a cinq ans. Quelles ont été les principales difficultés – s'il y en a eu... – que vous avez rencontrées ?

    « En fait, c'était la partie la moins facile: créer concrètement la société. Mais je dois dire aussi que nous avons eu beaucoup d'aide de la part de l'administration. En soi, vous savez, se lancer dans une telle aventure c'est déjà un fameux défi. Mais créer une entreprise dans un pays qui n'est pas le vôtre, dans une langue qui n'est pas la vôtre, c'est vrai que ça a pris beaucoup d'énergie. Et on a fait aussi pas mal d'erreurs, mais avec l'aide que nous avons reçue, on y est arrivé.»

    Serendip spaLe plus difficile, concrètement, ça a été quoi? Trouver un espace pour abriter l'entreprise? La création de la société chez un notaire? Le rapport avec les banques? Quel est votre point de vue ?

    « Non, non, le lieu on l'a trouvé assez vite, la banque aussi. Non, en fait, le plus compliqué, c'est comprendre les réglementations pour engager du personnel. Dès le départ, nous avons fait le choix d'engager nos thérapeutes sous un statut de personnel salarié et, par la suite, on a compris que ce n'est pas vraiment la norme dans notre secteur en Belgique.

    Mais pour nous, ça allait de soi, parce que nous voulons créer un environnement avec un véritable esprit d'équipe. En plus, je vous l’ai dit, nous faisons en sorte de compléter la formation initiale de nos thérapeutes et nous n'avons pas très envie qu'ils rejoignent d'autres sociétés avec la connaissance que nous leur offrons ici. Le problème, évidemment, c'est que l’emploi salarié est cher ici en Belgique. »

    Avez-vous dû investir beaucoup d'argent dans votre société pour développer cette activité?

    « Pas mal d'argent, oui, mais on l'a apporté petit à petit et puis nous avons également reçu un soutien financier de notre banque. »

    Est-ce que la crise économique a eu un impact sur vos activités? Est-ce que la fréquentation a baissé?

    « Pas comme d'autres secteurs, non. Parce qu'en fait, la crise fait monter le niveau de stress chez les gens et, comme notre métier c'est précisément d'aider nos clients à gérer ce stress, on n'a pas été trop impactés par la crise. »

    Quel a été l'apport de l'Agence bruxelloise de l'entreprise, comment êtes-vous arrivée chez eux?

    « Le lien s'est produit à un moment où je me trouvais aux Etats-Unis: l'ambassade de Belgique là-bas nous a conseillé de nous adresser à l'ABE pour lancer notre concept à Bruxelles. Nous ne regrettons absolument pas ce conseil ! Ils nous ont vraiment aidé à comprendre les règles du jeu, qui on devait contacter, ce qu'on doit faire pour créer une société ».


    (*) Le shiatsu est une technique de thérapie manuelle d'origine japonaise qui utilise des pressions verticales, réalisées à l'aide des pouces principalement, parfois avec les autres doigts ou les paumes des mains sur l'ensemble du corps humain, en référence aux connaissances de la médecine traditionnelle japonaise (dont les bases sont identiques à celle de la médecine chinoise) ou aux connaissances de l'anatomie/physiologie moderne, afin de traiter différents troubles fonctionnels, voire organiques spécifiques, et en tant que médecine préventive. (source: Wikipedia)

    Propos recueillis par Adrien Maintiens  - décembre 2010

    En bref

    Nom :  Claudia Zackariya-Dau
    Fonction : gérante
    Diplômes principaux : yoga, herboristerie
    Secteur d’activité : soins du corps
    Nombre d'emplois : 12
    Défi pour l'avenir :Continuer à perfectionner nos techniques de massage au profit du client
    Devise: « Suivre ses rêves »
    Coordonnées :  Place Stéphanie, 18, 1050 Bruxelles 02-503.55.04 -  www.serendipspa.com - info@serendipspa.com